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La Maison de chez Clause- Première partie
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Nous étions toutes les trois devant ce manoir par un été où les champs déserts ne laissent place qu'à de broussailles sèches et de mauvaises herbes.
La tension était très forte. Allions-nous retourner dans cette maison interdite, celle qui entraîne de multiples péripéties ?
Il fallait que Marie intègre enfin nos souvenirs. Amanda et moi, étions déjà allées dans le jardin de cette demeure avec un allé direct pour l'aventure. Ce bâtiment était imposant rien que par son apparence. Son obscurité emmenait des histoires sombres, des légendes qui faisaient peur, par des personnes qui sûrement n'avaient jamais pu y rentrer. Quelle sottise ! Racontez que des sectes s'y retrouvent parfois, pour pratiquer des sacrifices de jeunes femmes vierges... cela en était risible. Il fallait en avoir le c½ur net au sujet de cette maison de chez Clause.
Déjà, l'accès était difficile. Tout troues dans le grillage effectués autrefois, furent rebouchés par des plaques lisses, tellement lisses que la prise était impossible. Mais ne jamais dire impossible. Car quelques branches dépassaient de celles-ci, assez grosses pour pouvoir supporter trois jeunes filles pour ainsi passer par-dessus avec une grande facilité. C'est ce que nous fîmes de suite. Seulement, moi étant tellement petite, je ne pouvais enjamber la première branche. Amanda due m'aider, et me soulever pour que je puisse attraper le grillage et le bois qui en dépassait.
Après être arrivées de l'autre côté, nous nous égratignâmes un peu. Marie se fit mal à la jambe en tombant gauchement, Amanda eut la maladresse d'atterrir sur une branche costaude, de sorte que son dos eut une griffure longue d'environ 3 centimètres. Quant à moi, je me frotta à un tronc, qui me rendit mon coude en lambeau. Même s'il fallait panser nos blessures, nous devions continuer, ... si proches du but !
Lorsque nous nous retournâmes pour regarder les environs, nous étions dans une sorte de petit bois. Depuis la dernière fois, la végétation avait grandement poussé, et doublé d'échelle. Les fougères, les arbres, les rosiers, les herbes avaient augmenté, mais le pire était les ronces, qui écorchaient les chevilles de mes deux amies, car moi, par chance avait ramené mes bottines. Nous nous créâmes un chemin parmi tous ses pièges naturels. Les oreilles aux aguets de peur que quelqu'un nous surprenne, même si nous n'étions plus visible par toute cette faune, nous poursuivîmes notre route. Nous parlions doucement, ne faisant pas de gestes brusques. C'était long, il faisait chaud. Les plantes accrochaient nos corps, nous arrachaient parfois nos peaux. Cela paraissait interminable, et on se demanda si nous ne tournions pas en rond depuis déjà une heure. Quelle idée d'y être retourné ! Cette pensée n'atteignit aucune de nous trois. Nous savions que nous allions la voir, au moins l'apercevoir. Puis les arbres furent de moins en moins présents, laissant place à une allée avec quelques dalles pour nous guider. C'était enfin le signe de notre réussite. Nous étions non loin d'elle. Et ce fut alors un moment extraordinaire. Nous sortîmes de cet affreux boisement. Et à un instant, nous montâmes les yeux tellement hauts pour observer les deux tours du manoir que notre nuque se plia lamentablement en arrière. On y était. On se trouvait devant la maison de chez Clause.
By L
©2007
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les drois d'auteurs
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